L'homme, naturellement végétarien ?

L'homme, naturellement végétarien ?
À l'heure du poulet grippé, de la vache folle et du poisson plombé, le végétarisme revient en force.

Oui. L'homme n'a pas la constitution d'un carnivore. C'est ce que nous disent depuis quatre siècles d'éminents scientifiques, du grand naturaliste anglais John Ray au médecin et chercheur en nutrition américain Neal D. Barnard en passant par ce bon vieux Darwin. Nous n'avons ni les dents acérées, ni les griffes, ni même le système digestif des prédateurs. D'ailleurs, nos ancêtres, affirment-ils, étaient frugivores et granivores. Donc, végétariens.

Non. Les tout premiers hominidés étaient peut-être végétariens, mais, il y a un million et demi d'années, l'Homo erectus, notre ancêtre, chassait et cuisait déjà sa viande! En fait, la physiologie de l'humain - son corps, sa dentition et son système digestif - s'est adaptée pour lui permettre de devenir omnivore. Un peuple comme les Inuits se nourrit presque exclusivement de protéines animales (viande et poisson) et de graisses depuis la nuit des temps.

je ti
en a dire que tout ceci ne vien pas de moi.
ici le site ou j'ai trouvé le texte ci et les suivants

# Posté le vendredi 09 juin 2006 16:57

La viande, aliment indispensable ?

La viande, aliment indispensable ?
Oui. Le problème, c'est que la plupart des adolescents et des adultes qui se lancent aveuglément dans le végétarisme ne respectent pas les équilibres nutritionnels essentiels pour éviter les carences. Une étude menée à London (Ontario) en 1996 sur un groupe de végétariennes de 14 à 19 ans a montré que la majorité d'entre elles n'absorbaient pas suffisamment de protéines, de calcium, de fer et de zinc. D'ailleurs, de nombreux végétariens manquent de fer et de vitamine B12 : notre organisme absorbe beaucoup mieux ces deux éléments lorsqu'ils proviennent de la viande.

Non. Des millions d'êtres humains dans le monde vivent sans viande - culture ou pauvreté obligent -, car toutes les protéines sont présentes dans la nature en dehors d'elle. Le soja contient 34 % de protéines; le bÅ“uf maigre, seulement 16,4 %. Si bien qu'en 2003 l'American Dietetic Association et les Diététiciens du Canada l'affirmaient : " Une alimentation végétarienne, si elle est soigneusement planifiée, peut être appropriée pour les gens de tous les âges. " Le sprinter Carl Lewis, huit fois médaillé d'or aux Jeux olympiques, était végétalien (voir encadré ci-dessous) !
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 17:04

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 02:33

Le végétarisme, gage de bonne santé ?

Le végétarisme, gage de bonne santé ?
Oui. Les végétariens souffrent moins de diabète, d'hypertension, de surpoids, de maladies cardiovasculaires et de cancers que le reste de la population. Normal : le végétarisme correspond exactement au type de régime faible en gras et riche en fibres, en antioxydants et en nutriments essentiels recommandé par les médecins. En février 2003, les experts de l'Organisation mondiale de la santé réunis à Genève recommandaient d'" opter pour une alimentation végétarienne et les produits de la mer ".

Non. Pas évident d'attribuer ces bonnes statistiques uniquement au végétarisme, nous dit l'Institut national de la nutrition. Car les végétariens sont statistiquement plus actifs, plus aisés et s'abstiennent en général de faire usage de tabac et de consommer de l'alcool - causes principales des maladies cardiovasculaires ou cancéreuses. En réalité, bien plus que la suppression de viande, c'est la consommation de fruits et de légumes et l'hygiène de vie qui importent pour rester en santé. On peut être végétarien et se nourrir de frites et de gâteaux !


ici où j'ai piqué l'image. merci!
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 17:08

Le végétarisme, geste pour le bien-être animal ?

Le végétarisme, geste pour le bien-être animal ?
Oui. En 2003, au Québec seulement, 140 000 boeufs, 8 millions de porcs et 162 millions de poulets étaient abattus pour la consommation humaine. Or, malgré notre conscience accrue de la souffrance animale, les conditions d'élevage ont peu évolué. Les cochons ont toujours les dents limées, les oreilles et la queue coupées ; les veaux sont retirés de leur mère à 8 jours et tués à 100 ; les poulets sont entassés à une dizaine par mètre carré. Tout cela contribue directement aux zoonoses, maladies transmissibles à l'homme (grippe aviaire, SRAS, etc.), et à une large consommation d'antibiotiques(¤) qui se retrouvent dans nos aliments !

Non. Les éleveurs, affirment leurs fédérations, sont les premiers à vouloir le bien-être des animaux : mieux ils seront traités, plus ils seront productifs. Une commission de travail sur le bien-être animal, regroupant tous les producteurs, a même été créée en 2002. Des codes de bonne pratique existent dans tous les secteurs. La présence d'antibiotiques et d'hormones est régulièrement vérifiée - il n'y a dépassement des doses autorisées que dans 0,25 % des cas, selon l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Au final, la pression n'a jamais été aussi grande, surtout depuis que McDonald's enquête sur le bien-être des animaux de ses fournisseurs.

Mc Donald's aux chiottes! oups, dsl j'ai pas pu m'en empecher!

# Posté le vendredi 09 juin 2006 17:21

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 02:35

Le végétarisme, démarche écologique ?

Le végétarisme, démarche écologique ?
Oui. Savez-vous que 40 % des cultures céréalières du monde et 70 % de celles des États-Unis servent à engraisser le bétail des pays riches ? Et qu'il faut 24 fois plus d'énergie pour produire du boeuf que des céréales, en incluant tout le processus d'exploitation ? L'utilisation de ces ressources suffirait, à elle seule, à résoudre le problème de la faim dans le monde. L'élevage industriel est aussi une des principales causes de pollution et de déforestation. Selon l'écologiste québécois Luc Gagnon, la production de viande serait responsable d'environ 25 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre.

Non. C'est pour ces raisons que le Québec, depuis 1990, impose des règles strictes pour établir une « agriculture durable ». Un producteur animalier qui ne les respecte pas n'aura pas de subventions (c'est l'écoconditionnalité). Aussi, si les experts s'amusent à imaginer un monde sans viande, il ne faut pas oublier que cette industrie fait vivre des pans entiers de l'industrie textile (cuir, laines, etc.), écologique (engrais) et même pharmaceutique. Et qu'une industrie comme la production de porcs représente, à elle seule, 3,7 milliards de dollars au Québec.
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 17:26